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Leçon 1/5 7 min

La portée

Découvrir les cinq lignes sur lesquelles s'écrit la musique, et comprendre que plus une note est placée haut sur la feuille, plus elle sonne aigu.

Objectifs

  • Nommer les cinq lignes et les quatre interlignes de la portée
  • Relier la position d'une note sur la portée à sa hauteur
  • Suivre des yeux une mélodie écrite pendant qu'elle joue

Écoute ceci, et pendant que ça joue, regarde le dessin qui s'affiche au-dessus.

Gamme · 100 à la minute

Tu entends des notes qui montent, du grave vers l'aigu. Et sur le dessin, les points noirs montent aussi : chaque note est posée un peu plus haut que la précédente. Tout le secret de l'écriture musicale tient là : plus un son est aigu, plus on l'écrit haut sur la feuille. Un son grave s'écrit en bas, un son aigu s'écrit en haut. L'œil et l'oreille sont d'accord.

Ces cinq lignes horizontales sur lesquelles les notes sont posées ont un nom : la portée. Elle porte les notes, comme une étagère porte des livres. On compte ses lignes de bas en haut : la première ligne est celle du bas, la cinquième celle du haut. Entre deux lignes, il y a un espace qu'on appelle un interligne. Cinq lignes, donc quatre interlignes.

Une note peut se poser à deux endroits : sur une ligne (la ligne traverse alors la note en son milieu) ou dans un interligne (la note se glisse entre deux lignes, comme entre deux étagères). Ligne, interligne, ligne, interligne : chaque position correspond à une note, et la position juste au-dessus correspond à la note suivante.

L'escalier

La meilleure image pour la portée : un escalier. Chaque ligne est une marche, chaque interligne est une marche aussi. Monter d'une ligne à l'interligne juste au-dessus, c'est monter d'une seule marche : on passe à la note voisine. Écoute cette petite mélodie qui monte de deux marches puis redescend, et vérifie avec tes yeux.

Mélodie · 90 à la minute

Trois positions qui se suivent, trois notes voisines. Maintenant, écoute la différence quand la mélodie ne monte plus marche par marche :

Mélodie · 90 à la minute

Là, les points sautent plusieurs marches d'un coup, et ton oreille entend le grand écart. C'est un réflexe précieux : avant même de savoir nommer les notes, ton œil voit déjà si la musique monte, descend, avance pas à pas ou fait des bonds.

Et quand l'escalier est trop court ?

Cinq lignes, ça fait onze positions en comptant les interlignes et les bords. Or la musique va bien plus grave et bien plus aigu que ça. Quand une note dépasse, on prolonge l'escalier avec des petits bouts de ligne dessinés juste pour elle, au-dessus ou en dessous de la portée : ce sont les lignes supplémentaires. Tu en as peut-être déjà repéré une sous la première mélodie de cette leçon.

Une dernière chose. Tu as sans doute remarqué le symbole élégant dessiné tout au début de la portée, avant les notes. Il a un rôle précis : sans lui, impossible de savoir quelle note habite sur quelle ligne. On saurait que ça monte ou que ça descend, mais pas d'où l'on part. Ce symbole s'appelle une clé, et c'est la prochaine leçon.

À retenir

  • La portée compte cinq lignes et quatre interlignes, numérotés de bas en haut.
  • Plus une note est placée haut sur la portée, plus elle sonne aigu.
  • Ligne, interligne, ligne : chaque marche de l'escalier est une note voisine de la précédente.