Le cycle des quintes
La carte qui relie les douze tonalités entre elles - chaque quinte vers le haut ajoute un dièse, et l'ordre des altérations ne change jamais.
Objectifs
- Compter les dièses ou bémols d'une tonalité en avançant de quinte en quinte
- Retrouver l'ordre d'apparition des dièses (fa do sol ré la mi si) et des bémols (le miroir)
- Identifier une tonalité majeure à partir de son armure grâce à deux astuces de lecture
Écoute trois gammes majeures à la suite : do, puis sol, puis ré.
Gamme · 110 à la minute
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Même recette, même allure, trois maisons. Compte les touches noires : do majeur n'en utilise aucune, sol majeur en prend une (fa♯), ré majeur en prend deux (fa♯ et do♯). Et remarque un détail sur la portée : le fa♯ de sol majeur ne disparaît pas en ré majeur. Le do♯ vient s'ajouter à lui. Les dièses s'empilent, ils ne se remplacent pas.
Un pas de quinte, un dièse de plus
De do à sol, il y a une quinte, l'intervalle de sept demi-tons. Ton repère du module des intervalles : le début de « Ah ! vous dirai-je maman », do vers sol. De sol à ré, encore une quinte. À chaque pas de quinte vers le haut, la gamme majeure gagne exactement un dièse. Do : zéro. Sol : un. Ré : deux. La : trois. Mi : quatre. Si : cinq. La règle ne souffre aucune exception, et elle dessine une carte : place do en haut, avance de quinte en quinte, et tu obtiens le cycle des quintes. Au bout de douze pas, tu retombes sur do : la carte est un cercle, une horloge des tonalités.
Mieux : les dièses eux-mêmes arrivent toujours dans le même ordre. Le premier est toujours fa♯. Le deuxième, do♯. Puis sol♯, ré♯, la♯, mi♯, si♯. Lis la liste des notes : fa, do, sol, ré, la, mi, si. Chaque nouveau dièse est lui aussi une quinte au-dessus du précédent. Sur l'armure, on les écrit toujours dans cet ordre-là, jamais autrement.
L'autre sens : les bémols
Et si on descend d'une quinte depuis do ? On tombe sur fa. Applique la recette majeure depuis fa : fa, sol, la... puis la recette demande un demi-ton. Or de la à si, il y a deux demi-tons : trop grand. Il faut baisser le si d'un demi-ton, et jouer si♭. Fa majeur contient un bémol.
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Chaque nouveau pas de quinte vers le bas ajoute un bémol : fa majeur en a un, si♭ majeur deux, mi♭ majeur trois, et ainsi de suite. Quant à l'ordre des bémols : si, mi, la, ré, sol, do, fa. Relis l'ordre des dièses à l'envers. C'est le même, en miroir. Une seule liste à connaître, lisible dans les deux sens.
S'en servir, pas le réciter
La carte n'a d'intérêt que si elle t'évite de compter sur tes doigts. Deux réflexes à prendre.
Tu vois une armure à trois dièses ? Tu sais déjà lesquels : fa♯, do♯, sol♯, puisque l'ordre ne change jamais. Pour nommer la tonalité, retiens ceci : le dernier dièse de l'armure se trouve toujours un demi-ton sous la tonique majeure. Un demi-ton au-dessus de sol♯ : la. Trois dièses, la majeur. Ou sa relative fa♯ mineur, et c'est ton oreille qui tranche, comme à la leçon précédente.
Côté bémols, l'astuce est encore plus directe : l'avant-dernier bémol de l'armure nomme la tonalité majeure. Trois bémols, donc si♭, mi♭, la♭ : l'avant-dernier est mi♭, donc mi♭ majeur. Seul fa majeur, avec son unique bémol, se retient par cœur, faute d'avant-dernier.
Pas besoin d'apprendre douze armures par cœur. La liste fa-do-sol-ré-la-mi-si et ces deux astuces suffisent à retrouver n'importe quelle tonalité, dans les deux sens de la carte.
À retenir
- Monter d'une quinte ajoute un dièse ; descendre d'une quinte ajoute un bémol.
- Les dièses apparaissent toujours dans l'ordre fa, do, sol, ré, la, mi, si ; les bémols suivent la même liste lue à l'envers.
- Dernier dièse plus un demi-ton = tonique majeure ; avant-dernier bémol = tonique majeure, directement.